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Les implants et L’ostéointégration
3.1. Les implants
· La force masticatoire est double chez un sujet denté par rapport à un édenté.
· Une prothèse mobile a tendance à bouger d’où inconfort. Cette mobilité provoque une fonte osseuse des bases support de la prothèse. Cette fonte osseuse est de l’ordre de 9 mm en 10 ans.
· Alors qu’elle se limite à 2 mm en présence d’implants sur la même période.
· Détermination de la position et de la taille des implants:
La position des implants doit être dictée par la future prothèse.
Lors de l’intervention nous avons l’habitude d’utiliser des guides chirurgicaux pour les cas complexes.
Ces guides matérialisent la direction du futur implant. Une radiographie (= image 3D ) valide la position de nos implants
Avantages :
· Sur la radiographie ci dessous un implant a été placé entre deux dents intactes.
L’alternative à ce traitement est la réalisation d’un bridge (= ensemble de plusieurs couronnes) entre l’incisive et la canine ou la réalisation d’un appareil mobile d’une dent !
Le bridge suppose la taille des deux dents jouxtant l’édentation (dommage pour des dents intactes !!!). Un bridge (ou pont) se compose de plusieurs parties, les piliers, ce sont les dents support du bridge, et l’inter ou les inters, ce sont les dents à remplacer. Dans le cas d’un bridge les dents piliers sont soumises à une contrainte plus importante lors de la mastication puisqu’elles supportent également la charge liée à ou aux inters du bridge.
=>L’implant permet de répartir les forces masticatrices sur plusieurs points comme dans le cas de dents naturelles.
· Dans les cas de port de prothèse mobile, l’instabilité gênante est supprimée par la mise en place d’au moins 2 implants à la mandibule et 4 au maxillaire supérieur.
· Un implant ne risque pas de se carier ! Alors que la racine naturelle support d’une couronne prothétique : OUI ! (c’est le risque majeur d’échec sur dents naturelles)
Inconvénients :
· Risque opératoire : Comme tout acte chirurgical il existe des risques opératoires. Le plus important est la lésion du nerf dentaire inférieur qui chemine dans le maxillaire inférieur et donne la sensibilité à la lèvre inférieure. Dans l’analyse préopératoire radiographique nous devons tenir compte d’une distance de sécurité.
· Risque de « rejet » : inférieur à 5 %. Ce rejet se manifeste par une fibrointégration. L’implant bouge tout d’abord très légèrement puis de plus en plus. L’organisme du patient rejette l’implant en l’isolant dans un « sac fibreux ». Le traitement consiste à retirer l’implant, attendre la cicatrisation, puis mettre un autre implant quelques mois plus tard. Les chances de réussite son identiques lors des tentatives ultérieures.
Conclusion :
· A chacun d’apprécier les avantages qu’apporte au niveau du confort de mastication, de prononciation, du bien-être, les implants par rapport aux autres techniques possibles. Cette appréciation se fait après concertation avec le praticien traitant.
3. Comment : l’implant est une cheville à double pas de vis un externe et un interne.

3.2. L’ostéointégration
Le principe de l’ostéointégration repose sur un ensemble de principes indissociables.
1. Bio compatibilité du matériau : utilisation du titane
2. Forme de l’implant : vis

3. Etat de surface de l’implant : surface usinée, ou sablée, ou mordancée par de l’acide (l’état de surface change d’une extrémité de l’implant à l’autre), adjonction de nanoparticules (comme le Nanotite de 3i Biomet)
4. Préparation du site osseux receveur : pas d’échauffement de l’os lors de la pose de l’implant
Le protocole Brånemark décrit précisément les différentes étapes.
Un jeu de fraise à usage unique maintient une qualité de coupe des instruments toujours parfaite.
Lors des phases de forage et de mise en place des implants une irrigation permanente de sérum physiologique est employée. Le vissage final de l’implant s’effectue à l’aide d’un moteur. Celui-ci délivre un couple de vissage déterminé (entre 20 et 50 Nm). Le moteur affiche le couple de serrage. Cela nous renseigne sur la stabilité primaire de l’implant. La mise en charge immédiate ne peut se faire qu'à partir d'un couple de serrage supérieur 40 Nm.
5. Technique chirurgicale : condition d’asepsie extrêmement rigoureuse car c’est une chirurgie osseuse !
De ce fait, nous préconisons la mise en place des implants en salle d’opération.
Je
ne résiste pas à vous présenter la photo de notre équipe -)
Conditions de mise en charge différée sans aucune surcharge.
L’implant est mis au repos sous la gencive pendant une période de 4 à 6 mois. L’implant en nourrice ne doit être l’objet d’aucune contrainte, sinon comme dans le cas d’une fracture avec un mauvais plâtre trop lâche, une encapsulation fibreuse s’effectue.
Mise en charge immédiate
Les nouvelles générations d’implant sont prévus pour de la mise en charge immédiate. Le jour de la chirurgie une couronne provisoire est mise en place, voir une couronne définitive.
Fiabilité
En respectant ces critères on obtient les résultats suivants :

3.3. Le consentement éclairé (cliquer sur le titre pour lire le consentement)
3.5. Devis (cliquer sur le titre pour voir la page devis)
3.6. Planning (cliquer sur le titre pour voir la page Planning)
3.7. Liens vers les sociétés d’implants avec qui je travail
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Dernière mise à jour 04/05/2009 |
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